Maxwell Ashby Armfield 1881-1972
Né à Ringwood, dans le Hampshire, au sein d’une famille quaker, Maxwell Ashby Armfield se forme à la Birmingham School of Art, l'un des principaux foyers du mouvement Arts & Crafts, où il étudie auprès de Henry Payne, Arthur Gaskin et Joseph Southall, dont il retient la maîtrise de la peinture à la tempera. Très tôt attiré par le Symbolisme, les estampes japonaises et les arts décoratifs, il développe un langage personnel fondé sur la stylisation des formes, le goût de l'ornement et une harmonie raffinée des couleurs. En 1902, il rejoint Paris et poursuit sa formation à l'Académie de la Grande Chaumière dans les ateliers de Gustave Courtois et Émile-René Ménard. Son talent singulier est rapidement reconnu : son tableau Faustine exposé au Salon d’Automne de 1904, intègre la même année les collections du musée du Luxembourg. Outre les salons parisiens, Maxwell Armfield n’aura de cesse de multiplier les expositions à Londres, Liverpool, Edimbourg, Dublin, Glascow, Berlin, Leipzig et Venise. De retour en Angleterre, il collabore comme illustrateur pour plusieurs maisons d'édition et publications socialistes, et illustre un nombre important d’ouvrages, parmi lesquels les Contes d’Andersen, Avec Shelley en Italie, Sylvias Travels, les Confessions de Saint Augustin. En 1909, il épouse l'écrivaine et dramaturge Constance Smedley, avec laquelle il mène une étroite collaboration durant plus de trente ans, mêlant peinture, illustration, théâtre et arts décoratifs. Installé dans les Cotswolds avant de s'établir à Londres, le couple émigre aux États-Unis en 1915, où Armfield connaît un important succès, notamment auprès de la Tempera Society et de l'Architectural League. Il y poursuit ses recherches sur l'art oriental et les arts amérindiens, dont les motifs enrichissent peu à peu son vocabulaire décoratif. Après le décès de son épouse en 1941, Maxwell Armfield ne cesse de peindre et de perfectionner sa technique, publiant en 1946 son traité Tempera Painting Today, avant d’orienter progressivement, en inusable idéaliste, sa réflexion esthétique et spirituelle vers les sciences occultes et la théosophie.

