Giuseppe Fiammingo circa 1890-ap 1925
Giuseppe Fiammingo demeure aujourd'hui une figure largement méconnue de la peinture italienne du premier quart du XXᵉ siècle, dont la carrière ne peut être retracée qu'au travers de quelques participations aux grandes manifestations artistiques milanaises. Originaire de Riposto, sur la côte orientale de la Sicile, il est semble-t-il actif entre 1910 et 1925, période durant laquelle il expose régulièrement à la Società per le Belle Arti ed Esposizione Permanente de Milan. Il participe ainsi à l'Exposition syndicale de la Permanente en 1915 et 1924, puis aux Expositions nationales d'art de 1923 et 1925, ainsi qu'à la Biennale nationale d'art de Milan en 1920 et 1922, témoignant d'une reconnaissance certaine dans les cercles artistiques lombards. La célèbre revue Emporium reproduit dès janvier 1918 l'une de ses œuvres, Notturno (« La Nuit ») en pleine page et en couleur (fig. 1), révélant un artiste attiré par les atmosphères crépusculaires et les sujets empreints de poésie symboliste. Au sein du catalogue de l'Exposition nationale de la Brera de Milan de 1925 figure une toile intitulée L'Alba (« L'Aube »), qui semble confirmer l’intérêt de Fiammingo pour les cycles de la lumière, du crépuscule à l'aurore, traités dans une veine intimiste où le paysage devient le support d'une méditation sur la nature et les états de l'âme. Malgré la rareté des sources le concernant, et le caractère sans doute éphémère de sa carrière artistique, Giuseppe Fiammingo apparaît ainsi comme l'un de ces peintres italiens sensibles aux prolongements du symbolisme et du divisionnisme, privilégiant une peinture d'atmosphère où les effets de lumière servent une vision profondément lyrique du monde.
