Fils et petit-fils de négociants nivernais, Auguste Matisse entre d'abord à l'école des Beaux-Arts de Dijon avant de poursuivre sa formation à l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris où il devient l'élève de Léon Bonnat. Par contre, on ignore tout de ses maîtres dans l'art du vitrail dans lequel il allait s'illustrer par la suite. Répertorié comme artiste-peintre dès 1895 dans l'Annuaire-almanach du commerce édité par Didot-Bottin. il devient la même année membre de la Société des artistes français. Il participera alors à tous les Salons jusqu'en 1931, année de sa mort. Mais bientôt éclipsé par la figure montante du fauvisme, Auguste Matisse se trouvera progressivement marginalisé et cantonné dans la représentation de paysages maritimes, domaine où il finira toutefois par être reconnu et honoré du titre de peintre officiel de la Marine en 1924.

A partir des années 1895-1900, Auguste Matisse passera tous ses étés dans sa maison-atelier de « La Corderie » à Bréhat où il recevait amis et élèves. Sur l'île, il avait entre autres comme voisins André Vermare, Prix de Rome de sculpture, qui avait fait construire une maison à Pen-ar-Bout et le peintre et graveur Gustave Bourgain qui avait une villa dans les rochers de l'anse de Guerzido. Son travail est toujours représenté à Bréhat dans l'ancienne propriété de François Saudinos, un fabricant et marchand d'objets d'art religieux parisien de la rue Saint-Sulpice, qui lui avait confié en 1919 la décoration de sa salle de séjour comportant la commande de tableaux pour encastrer dans les boiseries et de vitraux comme panneaux vitrés des deux portes d'accès. Auguste Matisse mourra subitement dans son atelier bréhatin en septembre 1931, terrassé en plein travail par une attaque d'apoplexie à l'âge de 65 ans. Il repose dans le cimetière communal de l'île