Née à Paris en 1855, après une formation à l’Ecole des Beaux Arts, élève de Boulanger, Jules Lefebvre et Robert Fleury, elle expose régulièrement au Salon des Artistes Français ainsi qu'aux expositions 'Les Arts de la Femme' entre 1878 et 1920.

 

Peintre de genre et de compositions florales, elle réalisa des œuvres d'inspiration symboliste, beaucoup plus rares et profondes comme en attestent la revue 'L'oeuvre d'art' parue le 15 mars 1898 : " Les têtes de Mlle Burgkan ont un certain caractère d'étrangeté et de mystère qui, traduit au pastel ou au pinceau, ne manque pas de saveur"

 

Dans son 'Livre d'Or des Peintres Exposants Vivants' Eugène Hoffmann fait aussi l'éloge de l'artiste : " Au Salon de 1902, paraissait Laure de Noves, tête à caractère d'une vigueur surprenante : la netteté des traits, l'énergie de l'expression font de cette étude un morceau de choix, digne du pinceau de cette véritable artiste. En 1903, figurait un pastel, d'un genre très suggestif, le Fascino, vivement attaqué par le talent sur et éprouvé de Mademoiselle Burgkan : la figure tourmentée, éclairée d'une expression énergique de maléfice, est typique : cette œuvre d'artiste, supérieurement mise en lumière, se détache, frappante, personnifiant, avec une intensité rare, l'esprit du mal. " 

 

L'artiste a conçu nos trois tableaux qui sont des autoportraits comme des œuvres abouties, réalisant les cadres avec une imagination folle.