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ARTISTE

Walter Sauer, école belge, galerie drylewicz, oriental, art, artiste

Walter SAUER

(1889-1927)

ORIGINE : Belge

En 1903, Walter Sauer entreprend des études en cours de jour à l’Académie des beaux-arts de Bruxelles. Il suit d’abord les cours de Louis François Moonens en deuxième classe de peinture décorative. Il y obtient un premier prix. En 1906-1907, il reçoit la formation de Constant Montald en première classe de peinture décorative et remporte un premier prix de composition décorative. Il suit en même temps les cours de dessin d’après nature. En 1908-1909, il dispose d’une loge personnelle à l’Académie pour y dessiner d’après nature en récompense des prix obtenus chez Montald. En juin 1911, la Fondation Charles Buls lui alloue une bourse de 1 000 francs-or, somme qui sera doublée par son père afin de lui permettre de voyager. Une bonne partie de l’année 1911 est consacrée à ce voyage qui mène le jeune homme en France (Paris, Lyon, Marseille, Côte d’Azur), puis en Italie. Il passe chez les Vanden Eeckhoudt vers mars–avril, où il croise Victor Rousseau.

En 1914, il participe au Salon de La Libre Esthétique et au Salon triennal de Bruxelles qui révèle l’une de ses ambitions : la grande peinture décorative. Il y décroche le second prix au concours Godecharle avec l’œuvre L’Atlantide. La guerre entraîne des années difficiles pour les artistes et Walter Sauer, exempté de tout combat par sa santé fragile, abandonne la peinture vers 1916 pour se consacrer au dessin. Il se dégage alors de l’influence stylistique de Vanden Eeckhoudt et laisse libre cours à sa nature profonde, nourrie des conseils et de l’esprit de Victor Rousseau ainsi que de son amour pour l’art oriental.

En juillet 1917, il présente plusieurs œuvres au Salon des peintres et sculpteurs du Nu organisé par Isy Brachot avec lequel il vient de signer un contrat. La femme est au centre de sa création : une femme dans tous ses états, du rêve au rire, de la volupté à l’ivresse, du nu au recueillement. De nombreux papiers ayant servi de support aux dessins présentent la particularité d’être cirés par l’artiste afin de donner un ton ivoirin aux modèles représentés. Sauer développe, essentiellement après 1923, le travail avec des feuilles d’or ou d’argent en procédant de deux façons différentes : soit il applique les feuilles comme fond sur un papier et y colle dessus son dessin qu’il a préalablement découpé, soit il entoure son dessin par le fond métallisé. Année-phare dans la carrière de Walter Sauer où il approfondit la veine décorative de son art, 1923 est celle de la reconnaissance nationale et internationale. Il expose 82 œuvres au Cercle Artistique et Littéraire de Bruxelles (Waux-Hall) et se voit honoré par la visite de la Reine Elisabeth. D’avril à octobre 1925, il est l’un des représentants de la Belgique à l’Exposition internationale des Arts Décoratifs et industriels modernes de Paris. Durant l’année 1926, il séjourne deux mois en Bretagne qui se révèlent fertiles en travail (voir au Musée départemental breton de Quimper sa « Bigoudène ramassant du goémon » et sa « Femme de l’Ile de Sein »). En 1927, il reçoit une importante commande du banquier le baron Allard qui lui demande de décorer une salle de style byzantin par cinq panneaux décoratifs retraçant des épisodes de la vie du Christ. Cette commande lui offre l’opportunité d’un voyage. Il quitte la Belgique fin juin, passe par les Pyrénées pour se rendre en Espagne avant de rejoindre l’Algérie où il compte réunir la documentation nécessaire à son travail.


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OEUVRES DE L'ARTISTE AU CATALOGUE

  • Danseuse, galerie drylewicz, symboliste, école belge, XXème, oeuvre sur papier, walter sauer

    Danseuse