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ARTISTE

luc lafnet, galerie drylewicz, dessinateur, graveur, illustrateur, réalisations

Luc LAFNET

(1899-1939)

Dédaigné mais pas oublié des fins connaisseurs, baudelairien dans l’âme, partagé en deux postulations existentielles simultanées: dieu et satan, Luc Lafnet vécut et travailla à Paris de 1923 à 1939. Si l’on si attarde un peu, on trouve , dans son œuvre , un peu de Bosch, Callot, Doré, Ensor et Félicien Rops.

Élève, pour la peinture d’Evariste Carpentier et d’Emile Berchmans et, pour le dessin, d’Adrien de Witte et François Maréchal, il est immédiatement, par son talent évident, le chef de file d’une génération d’artistes liégeois. En 1922, il part pour Paris et s’y installe. Ses chemins de croix et ses oeuvres décoratives ornent les murs de plusieurs églises de Paris et de la banlieue. Citons, pour exemple, la chapelle de l’hôpital Saint-Jean, la chapelle du monastère de la Chaume à Port l’Abbé et il réussit magnifiquement la décoration de l’hôpital de Saint-Jean d’Angely, en Charente et, en Vendée, encore, ses travaux font autoriré dans plusieurs églises et chapelles.

Son étonnant talent de dessinateur-graveur et d’illustrateur lui permet des réalisations très personnelles. C’était un imaginatif, toujours en quête d’une figuration allégorique et il en ressort de ses tableaux un symbasqués, dolisme satirique. Son œuvre formelle est parsemée de monstres grimaçants, de nutons me satyres et satyresses fourchus , de gnomes grotesques, obèses et d’hommes à la trogne bestiale, des monstres hideux et des larves humaines qui grouillent comme des damnés dans une toile de Jérome Bosch. Il n’échoua pas mais il vivota et en souffrit sans le montrer car il souriait de devoir, pour vivre, collaborer à un journal de coiffeurs et aborder la bande dessinée.

il est  également l’assistant du dessinateur Rob-Vel sur les premières aventures de Bibor et Tribar et de Spirou. Une incertitude demeure quant au rôle exact tenu par Luc Lafnet dans la création de Spirou : il est possible qu’il soit le véritable auteur de la toute première planche de Spirou, où le dessinateur qui donne vie au personnage ressemble à un auto-portrait de Lafnet et non pas à Rob-Vel. Une autre version veut que Rob-Vel ait dessiné uniquement le personnage de Spirou, laissant le reste de la planche à Lafnet.

Mais c’est dans son œuvre érotique qu’il se dévoile et donne le meilleur de lui même en illustrant quelques classiques de la littérature érotique et en réalisant, pour quelques collectionneurs friands de joyeusetés, des ouvrages uniques dont certains furent truffés de dessins et d’aquarelles originales à caractère sulfureux où la part la plus belle est donné à la femme, très présente dans son œuvre gravée. Il fut l’ami de Georges Simenon qui l’encouragea dans cette voie.

Il n’hésita pas , à l’instar de Martin Van Maele, d’illustrer des ouvrages traitant de la flagellation et notamment ceux de la célèbre collection des Orties blanches où il signa des compositions sous le nom de Jim Black et Grim. Ses pseudonymes les plus fréquents sont Viset et O. Lucas mais aussi Pol et Luc dans d’autres ouvrages.

Luc Lafnet travailla principalement avec les éditeurs parisiens Georges Briffaut, Jean Fort et Maurice Duflou.

En 1937, la mort prématurée de sa fille unique, l’acheva et accéléra la sienne. « Et c’est pour cela, sans doute, qu’il s’ est laissé plus facilement emporter par l’un des démons grimaçants qu’il évoquait si souvent et qui est venu saisir cette proie trop facile qui ne résistait plus. », Abel Lurkin, 1939.


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OEUVRES DE L'ARTISTE AU CATALOGUE

  • Théâtre d'ombres, galerie drylewicz, surréaliste, 1929, XXème, Luc Lafnet, peinture

    Théâtre d'ombres, 1929