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ARTISTE

Ernest Gayac, galerie drylewicz, école française, peintre, artiste

Ernest GAYAC

(1870-1942)

Ernest Gailhac nait en 1870 à Bordeaux (vers 1900, il signera simplement Gayac). Après des études à Bordeaux et à Paris, il entre à Saint-Cyr, où il passe plus de temps à caricaturer ses instructeurs qu’à apprendre l’art militaire. Sous-lieutenant en 1892, il démissionne de l’armée en 1894 à la suite d’un accident qui l’atteindra au genou et le fera boiter. Gayac part alors pour Paris, d’abord au Quartier Latin, ensuite à Montmartre. Cette période est décisive dans l’évolution de son art. Montmartre est alors un repaire d’artistes tels que Willette, Forain, Chèret, Steinlen, Caran d’Ache, tous excellents dessinateurs et affichistes – tous géniaux, burlesques, anarchistes. Gayac les fréquente : il parlera plus tard de ces camarades de la Société des dessinateurs humoristes, et dira avoir participé jusqu’en 1914 à leurs expositions.

Quand il présente au Salon des Humoristes des tableaux représentant des monstres ou des moines lubriques, Gayac est sous l’influence de ces touchants anarchistes. Pauvre, écarté de la première guerre mondiale à cause de son genou, il se retire à Guétary puis à Arcachon avant de revenir se fixer à Bordeaux. Il y meurt en 1942 dans l’oubli.

Les œuvres de Gayac sont rares, c’est avant tout un grand graveur, utilisant principalement l’eau-forte. Certaines de ses planches évoquent l’art de Rops. L’inspiration en est exclusivement fantastique. Gayac a illustré Shakespeare, les contes d’Hoffman, pour ce qu’ils contenaient de monstres et de sorcières. Il voue à ces dernières une tendresse toute particulière : il les représente souvent adorables de laideur, pitoyables et comiques plus qu’effrayantes. Mais les nains, les gnomes, les êtres fantastiques abondent aussi sous son crayon : ici un crabe à tête d’homme épie des nymphettes à la baignade ; là, un escargot court sous l’occiput en forme de poire d’un individu mélancolique. Gayac invente des monstres débordant d’humanité. Ses femmes, en revanche, ont la joliesse des lorettes 1900, telles que les dessinait Willette. Comme si le génie de Gayac était d’exprimer la beauté des sorcières, non celle des jolies filles.

Source : Exposition à Bordeaux

Galerie L’Horizon Chimérique
Objets Extraordinaires
12 décembre 1991 – 12 janvier 1992
Jacques SARGOS


EXPERTISER OU VENDRE

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OEUVRES DE L'ARTISTE AU CATALOGUE

  • Fantaisies, ernest gayac, galerie drylewicz, art moderne, oeuvre sur papier, XIXème

    Fantaisies, circa 1890

  • Sorcières, galerie drylewicz, symboliste, ernest gayac, XXème, peinture, école française

    Sorcières, 1910